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Abou Houreira

أبو هريرة

Abd ar-Rahman ibn Sakhr ad-Dawsi

  • Le plus grand rapporteur de hadiths
Kounya
Abou Houreira
Tribu
Daws
Décès
57 de l'Hégire (678)
Lieu
Médine

Compagnon qui rapporta le plus grand nombre de hadiths du Prophète : 5374 selon le décompte le plus répandu. Il embrassa l'Islam l'année de Khaybar et resta constamment auprès du Prophète pendant environ trois ans, vivant parmi les gens de la Soffa, pauvre et affamé, afin de ne rien manquer de son enseignement.

D'où vient sa kounya

Sa kounya signifie « le père du petit chat ». Elle lui vient d'un chaton qu'il portait avec lui et dont il prenait soin, avant même son entrée en Islam.

Connu pour

  • Le plus grand rapporteur de hadiths de l'Islam
  • Sa mémoire exceptionnelle
  • Sa vie parmi les gens de la Soffa

Le bol de lait

Ce jour-là, le Prophète trouva un bol de lait qu'on lui avait offert. Alors qu'Abou Houreira, affamé, espérait en boire, le Prophète lui demanda d'aller chercher les gens de la Soffa, ces musulmans pauvres qui vivaient à la mosquée, sans famille ni bien. Abou Houreira en fut peiné : ce peu de lait suffirait-il à tous ? Il obéit pourtant. Il servit chacun d'eux jusqu'à ce qu'il soit rassasié, l'un après l'autre, sans y goûter. Quand tous eurent bu, le Prophète prit le bol, le regarda en souriant et dit : « Il ne reste que toi et moi. » Il le fit alors boire, encore et encore, jusqu'à ce qu'Abou Houreira dise : « Non, par Celui qui t'a envoyé avec la vérité, je ne trouve plus de place. » Le Prophète but ensuite ce qui restait.

Sahih al-Boukhari n° 6452

Textes rapportés

Abou Houreira rapporte : « Par Allah en dehors de qui nul ne mérite d'être adoré, il m'arrivait de me coucher à terre sur le ventre à cause de la faim, et il m'arrivait d'attacher une pierre sur mon ventre à cause de la faim. Un jour, je m'assis sur le chemin par où ils passaient. Abou Bakr passa, et je l'interrogeai sur un verset du Livre d'Allah, et je ne l'interrogeais que pour qu'il me rassasie, mais il passa sans le faire. Puis Omar passa, je l'interrogeai sur un verset du Livre d'Allah, et je ne l'interrogeais que pour qu'il me rassasie, mais il passa sans le faire. Puis Abou al-Qasim passa, et il sourit en me voyant, car il sut ce qu'il y avait dans mon cœur et sur mon visage. Il dit : Ô Abou Hirr ! Je répondis : Me voici, ô Messager d'Allah ! Il dit : Suis-moi. »

وَاللَّهِ الَّذِي لاَ إِلَهَ إِلاَّ هُوَ إِنْ كُنْتُ لأَعْتَمِدُ بِكَبِدِي عَلَى الأَرْضِ مِنَ الْجُوعِ، وَإِنْ كُنْتُ لأَشُدُّ الْحَجَرَ عَلَى بَطْنِي مِنَ الْجُوعِ

Rapporté par Abou Houreira

Sahih al-Boukhari n° 6452

Le saviez-vous

Il ne passa qu'environ trois années auprès du Prophète , et pourtant il rapporta plus de hadiths que tout autre compagnon, parce qu'il ne le quittait jamais.

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